Baromètre de l'action climatique
Comprendre les perceptions et attitudes de votre population pour prioriser, ajuster et rendre socialement viables vos mesures climatiques
- Décideur·euse·s public·que·s
- Professionnel·le·s de MRC
- Professionnel·le·s municipaux
- Partenaires de projets
Contexte
Le Baromètre de l’action climatique mesure les attitudes, comportements, croyances et niveaux de littératie climatique des citoyen·nes face aux changements climatiques.
Il vise à :
Identifier les comportements sobres en carbone que les ménages se disent prêts à adopter
Comprendre les conditions qui facilitent ou freinent le passage à l’action
Produire des données sociales robustes et représentatives pour éclairer la planification climatique
Il constitue un complément essentiel aux inventaires d’émissions de GES, en apportant une lecture sociale et comportementale de la transition.
Ce que cela permet concrètement
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Comprendre comment la population perçoit les enjeux climatiques.
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Identifier les comportements déjà socialement acceptables.
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Distinguer l’adhésion aux principes de la disposition réelle au changement.
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Analyser les croisements entre variables (ex. littératie climatique × acceptabilité).
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Anticiper les conditions d’acceptabilité sociale des mesures.
Comment l'utiliser en contexte municipal
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Lors de l’élaboration ou de la révision d’un plan climat (phase de diagnostic).
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Pour orienter le choix de mesures d’atténuation ou d’adaptation.
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En amont de démarches de participation ou de mobilisation citoyenne.
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Pour préparer la communication autour de mesures sensibles ou structurantes.
Savoirs et outils développés
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Des rapports publics présentant les résultats agrégés issus d’une enquête populationnelle représentative à l’échelle québécoise.
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Des indicateurs analytiques issus de croisements de données (ex. littératie climatique × acceptabilité de mesures).
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Une cartographie permettant de visualiser à des échelles géographiques variables, les indicateurs proposés.
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Des rencontres de transfert destinées aux équipes municipales pour interpréter les résultats dans une perspective décisionnelle.
Principaux repères pour l'action
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Un fort consensus sur l’urgence climatique.
82% des Québécois·es estiment qu’il y a urgence d’agir, et 86 % considèrent que plus l’on tarde, plus les conséquences seront graves.
Implication :
La légitimité d’agir est largement reconnue. Les débats portent davantage sur les solutions que sur la nécessité d’intervenir. -
Un appui clair à la réduction des GES… mais au niveau des principes.
82% jugent nécessaire de réduire immédiatement et drastiquement les émissions de GES dans tous les secteurs
Implication :
L’adhésion générale aux objectifs ne garantit pas l’acceptabilité de mesures spécifiques. Les conditions de mise en œuvre demeurent déterminantes. -
Des variations importantes selon les profils.
Le niveau de littératie climatique influence les attitudes et la disposition au changement.
Implication :
Les stratégies climatiques et communicationnelles doivent être adaptées aux différents profils de population. -
Une disposition au passage à l’action variable selon les domaines.
Mobilité, consommation et énergie : les comportements jugés réalistes diffèrent selon les secteurs.
Implication :
Les leviers doivent être priorisés en fonction des comportements déjà prêts à être activés. -
Un écart entre préoccupation et action.
L’inquiétude est élevée, mais les conditions perçues (coûts, équité, faisabilité) influencent fortement l’adhésion concrète.
Implication :
La conception des mesures (phases, accompagnement, équité) influence directement leur viabilité sociale.
Apports du porteur de projet
Le Baromètre de l’action climatique, déclinaisons Ville de Québec et MRC de Rimouski-Neigette est porté par l’Université Laval, et plus spécifiquement par la professeure Valériane Champagne St-Arnaud.