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Tableau de bord de l'action climatique
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Réserver des places de stationnement pour l’autopartage sur rue et dans les immeubles résidentiels

Type
  • Atténuation
Thématiques
  • Mobilité collective et active

L’autopartage devient une vraie alternative à la voiture personnelle quand il est facile d’y accéder tout près de chez soi. Réserver des cases — sur rue et dans les stationnements d’immeubles résidentiels — augmente la disponibilité, la fiabilité et la visibilité du service. En pratique, cela permet à des ménages de renoncer à posséder une voiture (ou une deuxième), de réduire les déplacements en auto-solo et d’optimiser un espace public rare, au bénéfice d’une mobilité plus abordable, partagée et moins émettrice.

Niveau d'appui estimé
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Estimation d'impact
Cette donnée repose sur quelque chose qui doit être défini à cet endroit. Le calcul a été réalisé en 2021 et se base sur l'addition de toutes les valeurs. [TODO]
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Quels avantages pour votre collectivité?

Outre les gains en termes de GES cette mesure entraîne des co-bénéfices importants pour votre milieu. Un co-bénéfice est une retombée positive supplémentaire, au-delà de l’objectif principal d’une mesure. Il peut concerner la santé, l’économie locale, la qualité de vie, l’environnement ou l’équité sociale.

  • Aménagement du territoire

    Moins de voitures stationnées en permanence dans les rues, gains d’espace public et de sécurité.

  • Économie locale

    Des places qui se libèrent plus souvent près des commerces, facilitant l’accès de la clientèle et l’attractivité des artères commerciales.

  • Finances municipales

    Meilleure gestion des places existantes, nécessité moindre de construire de nouveaux stationnements et d’entretenir de grandes surfaces asphaltées.

Niveau d'intervention

  • Difficulté de mise en place technique

    3/5
    Modéré

Nécessite l’aménagement et la signalisation de places réservées, l’adaptation des règlements de stationnement et des ententes avec les opérateur-trice·s d’autopartage.

  • Coût

    3/5
    Modéré

Les investissements concernent surtout la signalisation, le marquage et la gestion administrative, compensés à moyen terme par une meilleure utilisation de l’espace public et une réduction des besoins en nouveaux stationnements.

  • Degré de collaboration nécessaire

    5/5
    Élevé

La mise en œuvre requiert une coordination entre municipalités, opérateur-trice·s d’autopartage et population locale. Sans concertation, la mesure peut susciter une opposition liée à la perte perçue de stationnements.

Leviers d'application municipaux

  • Ajustements des règlements de stationnement

  • Subventions ou permis aux services d’autopartage

  • Intégration dans les plans de mobilité durable.

État des perceptions de l'acceptabilité sociale de la mesure

Les données provinciales mesurant directement l’appui à la réservation de cases de stationnement pour l’autopartage restent limitées. L’adhésion augmente dans les secteurs bien desservis par le transport collectif, lorsqu’il est démontré que chaque case d’autopartage bénéficie à de nombreux ménages (réduit la nécessité de posséder une voiture) et que l’emprise au sol libérée sert à améliorer le cadre de vie (verdissement, sécurité aux abords des écoles).

À l’inverse, l’opposition est plus forte là où la pression de stationnement est élevée, où l’autopartage est peu connu ou lorsque des cases paraissent inoccupées. L’acceptabilité augmente avec des projets pilotes, un ratio clair de cases réservées, une signalisation explicite, la publication de données d’usage (taux d’utilisation, nombre de ménages desservis) et le réinvestissement visible des gains (p. ex. meilleure offre de mobilité de proximité).

Étude de cas : Autopartage et stationnement réservé à Montréal

Depuis 1995, la Ville de Montréal soutient activement l’autopartage, notamment avec l’implantation progressive de places de stationnement réservées sur rue et dans les projets résidentiels. Le service a d’abord été déployé dans des quartiers denses comme le Plateau-Mont-Royal, où la pression de stationnement et la mixité urbaine rendaient l’autopartage particulièrement pertinent.

Au fil des années, des ententes locales et une réglementation municipale claire — culminant avec la Politique de stationnement de 2016 — ont permis d’élargir et de normaliser ces pratiques. Les résultats sont significatifs : plus de 2 000 véhicules d’autopartage en service, environ 12 000 voitures privées retirées du parc automobile et une libération notable de l’espace public. Ce cas montre qu’une réservation ciblée de cases, bien encadrée et déployée progressivement, peut favoriser l’acceptabilité sociale et soutenir une mobilité plus durable.

Résistances possibles et groupes concernés

Toute mesure peut susciter des résistances. Les comprendre permet d’anticiper les réactions et de mieux adapter la mise en œuvre.

  • Réduction perçue de l’accès au stationnement

    Groupes concernés

    Résident·e·s et automobilistes

    Craignent une pénurie de places pour leur usage personnel.

    Propriétaires de commerce

    S’inquiètent des complications qui pourraient restreindre l’accès à leur commerce.

  • Complexités administratives et gestion locative

    Groupes concernés

    Gestionnaires d’immeubles

    Redoutent des conflits dans le partage équitable des places réservées.

    Municipalités

    Sont préoccupées par la mise en œuvre et le suivi de cette réaffectation.

  • Incertitudes sur l’efficacité de l’autopartage pour réduire le parc automobile

    Groupes concernés

    Acteurs économiques locaux et citoyen·ne·s

    Doutent de l’impact réel sur la réduction du parc automobile.

Motivations possibles et groupes concernés

Certaines mesures suscitent naturellement l’adhésion de groupes qui y voient des bénéfices directs. Les identifier permet de mobiliser des alliés et de renforcer l’acceptabilité sociale.

  • Mobilité plus accessible et partagée

    Groupes concernés

    Personnes favorables aux solutions de mobilité durable

    Voient dans l’autopartage une alternative efficace à la voiture individuelle.

    Organismes environnementaux

    Soutiennent la réduction de l’auto-solo.

    Urbanistes et spécialistes en mobilité

    Considèrent l’autopartage comme un maillon essentiel pour connecter efficacement divers modes de transport.

  • Ville plus fonctionnelle et attractive

    Groupes concernés

    Commerces de proximité

    Bénéficient d’une rotation accrue des stationnements, facilitant l’accès de la clientèle sans congestion prolongée.

    Villes et municipalités

    Perçoivent cette mesure comme un moyen de mieux organiser l’espace public, de réduire le stationnement longue durée et d’optimiser l’usage du domaine public.

  • Stimulation de l’innovation dans la mobilité

    Groupes concernés

    Entreprises en démarrage et de mobilité partagée

    Voient une opportunité de développement dans un cadre favorisant l’autopartage.

Co-bénéfices pour les citoyen·nes

  • Économies

    Évite les coûts d'achat, d’entretien, d’assurance d’un véhicule personnel.

  • Flexibilité

    Complète l’offre de transport collectif et du vélo pour des besoins ponctuels (épicerie, sorties familiales).

  • Accessibilité résidentielle

    Accès à une voiture près du domicile, sans contrainte de propriété ni de stationnement privé.

Conditions de succès générales de mise en oeuvre

Transformer une mesure perçue comme subie en solution choisie exige certaines conditions clés. Celles-ci sont essentielles pour assurer son acceptabilité, son efficacité et sa mise en œuvre dans la durée.

  • Ancrage local

    Adapter la mesure aux réalités du quartier : morphologie, données socio‑économiques, capacités d’accueil.

  • Communication claire et pédagogique

    Expliquer les objectifs, les coûts et les bénéfices avec des exemples concrets et des visuels simples.

  • Leadership politique affirmé

    Afficher un engagement public (résolution, budget, porte‑parole) et assurer la cohérence entre services.

  • Implication des acteurs proches des publics vulnérables

    Mobiliser les organismes communautaires et les réseaux de santé et services sociaux pour garantir l’équité.

  • Participation citoyenne et co‑construction

    Impliquer les résident·es, commerçants, expert·es. Passer du « consulté » au « coproducteur ».

  • Mesures d’accompagnement et de compensation

    Prévoir des aides financières, du soutien technique ou des solutions de rechange pour limiter les effets négatifs.

  • Suivi adaptatif

    Mesurer les résultats avec des indicateurs publics et ajuster rapidement la mise en œuvre en fonction des rétroactions.

Conditions de succès spécifiques de mise en oeuvre

Transformer une mesure perçue comme subie en solution choisie exige certaines conditions clés. Celles-ci sont essentielles pour assurer son acceptabilité, son efficacité et sa mise en œuvre dans la durée.

  • Allocation équilibrée des places

    Pourquoi?

    • Rassure la population locale et les propriétaires de commerces.

    Leviers et moyens de mise en œuvre

    • Établir des ratios clairs (p. ex. une place d'autopartage pour 30 places publiques).

    • Analyser l'occupation avant et après la mesure et ajuster annuellement.

    Réponse au frein suivant

    • Réduction perçue de l’accès au stationnement.

  • Gestion partagée dans les immeubles

    Pourquoi?

    • Limite les conflits entre les locataires et les copropriétaires.

    Leviers et moyens de mise en œuvre

    • Fournir un règlement de copropriété type.

    • Mettre en place un comité d’immeuble chargé du suivi.

    Réponse au frein suivant

    • Complexités administratives et gestion locative.

  • Signalétique et visibilité locales

    Pourquoi?

    • Fait connaître le service et minimise la perception de « places vides ».

    Leviers et moyens de mise en œuvre

    • Faire du marquage au sol et installer des panneaux « voiture partagée ».

    • Intégrer des stationnements partagés aux applications de mobilité de la municipalité.

    Réponse au frein suivant

    • Réduction perçue de l’accès au stationnement.

  • Phase pilote et bilan d’usage

    Pourquoi?

    • Prouve l’efficacité et corrige rapidement les irritants.

    Leviers et moyens de mise en œuvre

    • Réaliser un projet pilote de 6 mois dans deux quartiers différents.

    • Analyser l'occupation avant et après la mesure et ajuster annuellement.

    Réponse au frein suivant

    • Incertitudes sur l’efficacité de l’autopartage pour réduire le parc automobile.

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